Guerre hybride, dissidents russes, extrême droite: derrière le procès d’Egisto Ott, la fin de Vienne «nid d’espions» ?

Le procès d’un ex-agent des services secrets autrichiens, qui aurait trahi au profit de Moscou, débute ce jeudi 22 janvier dans la capitale. L’occasion de mieux saisir les contours d’une opération supposée de grande ampleur dans un pays de l’Union européenne.

Photo: Egisto Ott et son avocat arrivent au premier jour du procès.

Des policiers qui font irruption chez des agents secrets et qui saisissent sans ménagement dossiers et disques durs dans leurs bureaux. C’est ainsi que tout a commencé : une descente de police à Vienne, au siège du BVT, l’agence qui abrite à l’époque le renseignement intérieur national. Un choc. Ce 28 février 2018, les Autrichiens se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond chez leurs espions. Mais quoi exactement ?

Huit ans plus tard, beaucoup de pièces du puzzle ont été rendues publiques au fil d’enquêtes parlementaires, de révélations de presse et de plusieurs procès en Autriche et au Royaume-Uni. L’image d’ensemble est inquiétante pour la pacifique république alpine, qui découvre qu’elle a vraisemblablement été prise pour cible dans la guerre hybride menée en Europe par la Russie de Vladimir Poutine. Malgré sa neutralité.

Ce jeudi 22 janvier débute au tribunal correctionnel régional de Vienne le procès très attendu d’un des acteurs de cette«affaire BVT». Sur le banc des prévenus, l’agent le moins secret d’Autriche : Egisto Ott. Il y a huit ans, son témoignage dénonçant des malversations au sein de son agence est l’un de ceux qui ont servi à justifier le mandat de perquisition sur place mais ce témoignage est aujourd’hui mis en question.

Dans le dossier actuel, cet ancien inspecteur en chef du BVT est surtout accusé d’avoir, entre 2015 et 2020, fait fuiter des renseignements sur des dissidents russes mais aussi, en 2022, d’avoir détourné les téléphones de membres du cabinet du ministre de l’Intérieur, avec l’aide d’un coprévenu ex-informaticien au BVT. Renseignements et téléphones portables auraient par la suite atterri en Russie. Fait très rare en Autriche, Ott est accusé d’espionnage. Il encourt six mois à cinq ans de prison. Les audiences doivent se poursuivre au moins jusqu’à début mars.

Présumé innocent – tout comme son coprévenu –, le pugnace sexagénaire à l’irréductible coupe en brosse se dit victime d’intrigues politiciennes et promet de profiter du procès pour «révéler pas mal de crapuleries» dont il aurait eu connaissance au sein des services de renseignement. […] La suite sur le site de Libération.

70 ans après sa réouverture, plus de nuances face au mythe du Staatsoper

Après les destructions de 1945, l’auditorium du Staatsoper a été modernisé.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Autriche, annexée par l’Allemagne nazie puis bombardée, doit se reconstruire et se réinventer. Pour cela, elle met la culture à contribution. Symbole de raffinement, l’opéra d’État de Vienne rouvre ses portes en 1955. Et s’il reste aujourd’hui une gloire nationale, le Staatsoper est cependant considéré avec un regard plus nuancé. Dernier acte des commémorations des 70 ans de sa réouverture en grande pompe, cette scène nationale a présenté mardi dernier une nouvelle mise en scène du Fidelio de Beethoven. J’ai assisté aux préparatifs et mon reportage a été diffusé mardi par Accents d’Europe sur RFI. Réécoute ici (13’45).

Une plaque commémore désormais les membres du personnel de l’opéra victime du nazisme : un regard actualisé sur le mythe de la réouverture et de la nouvelle identité nationale en 1955..

Jeunes, exilés et hors-système scolaire en Autriche

En Autriche, le sujet de l’immigration divise. L’extrême droite, arrivée en tête des législatives de septembre 2024, distille un discours anti-migrants sur les réfugiés, en particulier les plus jeunes, qui seraient de potentiels criminels. Mais le public connaît moins la réalité de la scolarisation précaire de ces jeunes venus d’ailleurs… Quelque 1 200 adolescents de 14 à 18 ans, principalement des garçons, ont déposé une demande d’asile en Autriche entre janvier et septembre 2025. Mais dès leurs 15 ans, ils ne sont, pour beaucoup d’entre eux, plus accueillis dans les collèges et lycées de leur pays d’accueil. Comment aider ces jeunes hors-système, souvent « mineurs non-accompagnés » ? Mon reportage auprès d’une association qui a pris le relai de l’école, à Vienne, est à ré-écouter sur le site de l’émission Accents d’Europe de RFI.

Der Vorname: Eine lebenslange Entscheidung mit Folgen

Das Erste, was man beim Kennenlernen von Menschen erfährt, ist meist jene Benennung, die ihre Eltern für sie ausgesucht haben – den Vornamen. Ob Irmgard oder Emilia, Mahdi oder Andreas, Emil oder Kevin, der Vorname kann die Erwartungshaltung des Gegenübers beeinflussen, manchmal über den ersten Eindruck hinaus. Ob er uns gefällt oder nicht, scheint unser Vorname mit unserer Identität verbunden zu sein, sodass offizielle Vornamensänderungen die Ausnahme sind. Nach welchen Kriterien treffen Mütter und Väter heute diese lebenslange Entscheidung für ihre Kinder? Wie lebt es sich als Erwachsene mit dem von den Eltern Ausgesuchten? Wie hat sich die österreichische Namenskultur im Laufe der Jahrzehnte verändert?
Ich habe den ersten Teil der Themenwoche « Namen. Identifikation und mehr » von Moment gestaltet und die Sendung wurde gestern auf Ö1 gesendet. Hier bleibt sie 28 Tage lang online.

Neu im Land, zu alt für die Schule

Ein Projekt hilft jungen Asylsuchenden, Bildungslücken zu verringern

Was ist ein trennbares Verb? Ist der Artikel der, die oder das? Und warum ist es wichtig, pünktlich zu erscheinen und ruhig zu sitzen? All das lernen Kinder, die in Österreich aufwachsen, in der Volksschule. Wer jedoch später ins Land kommt und das Alter der Schulpflicht bereits überschritten hat, kann in der Regel nicht mehr in das allgemeine Bildungssystem aufgenommen werden. Viele Neuankömmlinge, die in ihren Herkunftsländern und auf der Flucht kaum jemals einen Klassenraum von innen gesehen haben, müssen aber viel Basiswissen nachholen. Die gemeinnützige Organisation Sozialwerk Don Bosco bietet deshalb seit 2012 in Wien Unterricht für 40 Geflüchtete ab 15 Jahren an. Im Rahmen des Projekts « Amos » lernen sie nicht nur Deutsch und Mathematik, sondern auch, wie Schule überhaupt funktioniert. Auch für sie hat das Schuljahr im September begonnen.

Diese Reportage von mir wurde am 15.10 auf Ö1 gesendet und bleibt noch drei Wochen online, und zwar hier.